|
|
Palais d'Abomey, Bénin Abomey est une ville du Bénin, ex capitale du disparu royaume du Dahomey. Les Palais royaux d'Abomey sont le témoignage matériel majeur de la civilisation du Dahomey, un royaume africain situé dans le sud-est de l'actuel Bénin. Abomey est une ville d'environ 80'000 habitants. Abomey, l'historique du royaume du Dahomey, est aujourd'hui le chef-lieu du département de Zou, l'un des douze départements du Bénin, subdivisé en 9 communes. Abomey, à 145 km au nord de Cotonou, a été fondée au XVIIème siècle par le roi Aho Houegbadja. Al-Hasan ibn Muhammad al-Zayyātī al-Fāsī al-Wazzān, dit Léon l’Africain, aux côtés de son oncle maternel en mission auprès du souverain de l’Empire Songhai, mentionne un royaume Dauma, qu'il situe à l'Est du Bénin, en 1507. La carte Guinea, éditée à Amsterdam en 1627 par Joannes Janssonius, porte un pays et une ville de Dauma au nord d'Ardra et à l'est de la Volta. Certains auteurs donnent 1625 comme date de la fondation du Dahomey, ou Dan-homé, par Dakodonou et d'autres entre 1650 et 1680, après la fondation d'Abomey, par Houegbadja neveu de Dakodonou. En 1725, il est certain que la capitale du Dahomey est Abomey située au centre du royaume. La conquête du royaume d'Ajuda, sa capitale Savi et son port Fida, ouvre aux Dahoméens un débouché sur la mer. Fida, Gléhoué pour les Dahoméens, devint un important centre de commerce des esclaves pour les Portugais. Fida exportait environ 18'000 esclaves annuellement et comptait 35'000 habitants à l'époque de sa plus grande prospérité. Des comptoirs et des forts portugais, anglais et français investissent la côte de l'ancien royaume d'Ajuda. Le royaume Dahomey est alors le plus puissant de la côte devenue Côte des Esclaves. L'abolition de l'esclavage, 1848, marquera le début des difficultés et du déclin du royaume du Dahomey. A l'Ouest, Anlos et Krepis se détachent en Etats indépendants, de forme républicaine ou monarchique, sous l'influence des Européens : le pays de Togo, protectorat allemand ; les postes de Agoué, Grand-Pope, français à la fin du XIXe siècle, et la confédération des villes du bassin de l'Agomé. A l'Est le royaume de Porto-Novo reste propriété dahoméenne mais sous protectorat français. Les petits royaumes de Pokra, Okéadan et Addo, des Egbas et sa capitale Abeokouta sur l'Ogoun, passent sous contrôle anglais de Badagry et de Lagos. Au Nord, les Mahis, Savalou, avaient conquis une semi-indépendance. La Première guerre du Dahomey, entre le 21 février et le 4 octobre 1890, face aux Français soutenus par le Royaume de Porto-Novo, oblige le royaume fon du Dahomey à reconnaître le protectorat français sur Porto-Novo et à céder la ville de Cotonou. Dès la mi-juin 1892, les Français organisent un blocus de la côté du Dahomey et s'installent le 4 juillet aux abords de l'embouchure du fleuve Ouémé d'où ils commenceront à marcher, prudemment, sur Abomey. Les Français investissent le village de Dogba le 14 septembre 1892. Le 19, peu avant l'aube, les Fons attaquent. Vers 8 heures déjà les combattants du Dahomey doivent se retirer sous le poids de lourdes pertes, seuls 5 français ont été tués. Une nouvelle fois, la colonne française est attaquée le 4 octobre. Le roi Behanzin mène en personne les forces dahoméennes mais les Fons doivent battre en retraite après plusieurs assauts contrés à la baïonnette. Ils laissent 200 des leurs, morts au champ d'honneur. Deux jours plus tard, à Adégon, les Fons attaquent une fois de plus les Français, une déroute : 503 Fons sont tués, le corps des Amazones du Dahomey est détruit, les Français dénombrent 6 morts et 32 blessés. Après le siège de la colonne française à Akpa, du 15 au 26 octobre, et la bataille de Cana, l'issue de la guerre ne fait plus de doute dans l'esprit du roi Behanzin. Goutchili, le frère de Behanzin, est nommé roi du Dahomey par les Français. Le roi Behanzin se rend le 15 janvier 1894 et est exilé en Martinique. Les Etablissements français, colonie du Sénégal depuis juillet 1886, colonie autonome depuis 1893, deviennent Colonie du Dahomey et dépendances le 22 juin 1894. Le Dahomey est incorporé à l’Afrique occidentale française, AOF, en 1904. Le prince Arini Ouanilo, fils de Behanzin, dernier descendant royal direct du Dahomey, meurt à Dakar le 19 mai 1928. Aujourd'hui, les héritiers du trône du Dahomey, sont d'importants leaders d'opinion auprès des Fons d'Abomey. Le Dahomey retrouve son indépendance le 1er août 1960 sur un territoire largement plus étendu que le royaume historique. Le 30 novembre 1975, pour réduire le poids politique du Sud, le nom de Dahomey est symboliquement abandonné pour celui République populaire du Bénin. Abomey aurait, selon l'une des légendes qui entourent sa fondation, été bâtie autour de la pierre placée dans, en fongbe ou fon mê, le ventre, ho, du roi Dan, serpent, par Houegbadja. Bon voyage au Palais d'Abomey |
De 1625 à 1900, douze rois succèdent au fondateur de la dynastie, sur le trône du royaume du Dahomey. Ces douze rois, sauf un, ont tous édifié un palais, à l’intérieur d’enclos en pisé d'une hauteur parfois impressionnante, en conservant des originalités architecturales des palais précédents au niveau de la distribution des espaces et l'emploi des matériaux. Le musée d’Abomey est l’ensemble de ces palais. Fondations, sols et murs sont en pisé. Les murs sont, en moyenne, épais d'une quarantaine de centimètres environ afin d'assurer le confort thermique des constructions. Rônier ou borasse, genre de palmiers, bambou, iroko et acajou constituent la charpente et les pièces de menuiserie. La paille, ou la tôle pour les derniers palais, constituent la couverture des palais d'Abomey. Certains bâtiments portent des bas-reliefs devenus un moyens de communication précisément codifié dès la fin du XVIIIème siècle. Les bas-reliefs d'Abomey constituent l'une des plus impressionnantes originalités du site. Les bas-reliefs d'Abomey sont un façonnage d'un composé de terre de termitière et d’huile de palme. Incrustés dans les murs et les colonnes, ils sont colorés, de teintures végétales ou minérales. L'accès au Kpododji, palais, débute par le passage de l'Honnouwa vers une première cours intérieur. Le Logodo permet d'accéder à la Jalalahennou, une deuxième cour intérieure. Dans la Jalalahennou on découvre l'Ajalala, bâtiments aux nombreuses ouvertures et aux murs décorés de bas reliefs aux motifs évocateurs, et les temples. Si l’agencement et l'architecture de l'espace palatial est basé sur la tradition d'ensemble il ne constitue pas pour autant une simple répétition des formes anciennes. Chaque palais est marqué d'originalités architecturales généralement liées aux conditions particulières de règne de chaque Dada. Les palais les mieux entretenus aujourd’hui sont ceux qui abritent la collection du musée des palais royaux d'Abomey : les palais des rois Ghézo, 1818-1858, et Glélé, 1858-1889, dixième et onzième rois du Dahomey.
Le Bénin bénéficie d'un immense patrimoine culturel, héritage d'une riche et tumultueuse histoire déjà bien antérieure à la présence coloniale et aujourd'hui le Bénin reste un bouillon de culture artistique. Parmi les traditions de plus de quarante ethnies, la plus connue est sans doute le culte du vaudou né de la rencontre des cultes des dieux yorubas et des divinités fon et ewe. Cette tradition c'est largement répandue dans le monde en suivant les routes des esclaves. Si le Bénin est le pays d’Afrique où l’on rencontre le plus grand nombre de Noirs américains sur les traces de leur histoire, le Bénin est aussi riche de biodiversités. Le Bénin est, originalité de plus, l'un des très rares pays d’Afrique à avoir vécu, depuis son indépendance, des transitions politiques très différentes, sans violences ni effusions de sang. Malgré tous ses atouts, le Bénin n'est pas encore une destination privilégiée des tours opérateurs plus friands, sous la pression de la clientèle, de tourisme de masse, que de dépaysement absolu. Le seul inconvénient de cette désaffection est principalement la rareté des voles charter vers Cotonou. La concurrence des compagnies aériennes est moins sauvage sur COO, Cotonou, que sur JFK, l'un des aéroports de New York. Hormis depuis Paris, les vols directs vers le Bénin ne sont pas au catalogue.
Le Bénin est un pays paisible et stable dans son ensemble.
Les régions de frontières connaissent une extension des zones de non-droit propres aux pays manquant de moyens.
Les zones urbaines connaissent une montée de la petite criminalité attachée à la pauvreté. |
![]()
|
|
|
|