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Le trajet le plus court de Delphes au Pirée : 162 km. Minimum 3 heures de route.
ARACHOVA, SKI AU MONT PARNASSE PLAKA, QUARTIER ANCIEN D'ATHENES L'ACROPOLE D'ATHENES, ATTIQUE DANIEL GEORGIEV, VIOLONISTE FILISTRON, APOSTOLOU PAVLOU PIREE, PREMIER PORT DE GRECE FESTOS PALACE, MINOAN LINES
DE KASTRAKI, KALAMBAKA, A DELPHES D'HERAKLION A KATO ZAKROS |
C'est juste après avoir un peu abusé du superbe buffet du petit déjeuner de l'hôtel Iniohos que nous prenons la route d'Athènes afin d'embarquer dans la soirée vers la Crète.
Il a été décidé, après moult palabres, de visiter la très fréquentée Acropole d'Athènes, plutôt que le cap Sounion, à la recherche du paraphe de Byron ; après plusieurs passages à Athènes, un seul d'entre nous a visité l'Acropole.
A quelques kilomètres de Delphes, nous traversons Arachova.
La surprise n'est pas des moindres devant les vitrines des magasins encore fermés ; ils regorgent de matériel de ski, de surf, de vêtements de sport d'hiver du dernier cri à des prix pharaoniques.
Arachova est bel et bien une station de ski grecque, parmi les plus chics et les plus fréquentées, où la culture des olives tient une place importante.
En Attique, la circulation se densifie rapidement à devenir très délicate dès l'approche d'Elefsina. En direction de l'Acropole d'Athènes, nos cartes ne sont pas assez détaillées, le GPS dépassé par les événements et force et de constater que la signalisation routière répond à une logique qui n'est pas la nôtre ; on passe à la navigation à vue. Le chauffeur regrette amèrement le rejet de l'option cap Sounion, la circulation à Athènes fait passer le centre de Naples pour la capitale de l'ordre et du respect du code de la route. L'Acropole est, par miracle, à vue mais j'ai réussi une fois de plus, à me fourvoyer au volant, dans le quartier Pláka : le plaisir suprême du conducteur masochiste. Pas la moindre place disponible, pas le moindre parking indiqué, un vague parking, bien caché, est largement complet. A l'ouest de la rue Ermou se trouvent bien quelques places libres mais de courte durée. Après un deuxième tour en enfer, à la recherche d'un parking surveillé, nous nous y garons avant de s'arrêter net au milieu d'une rue et y pleurer de dépit.
C'est du quartier Thissio, à quelques pas de la station de métro du même nom, que nous partons à l'assaut de l'Acropole d'Athènes qui semble bien loin et haute du bas du parc Thissio. La remontée de l'Apostolou Pavlou est fort agréable sous le soleil, par une température printanière, à découvrir la vue sur les vieux quartiers d'Athènes, à s'extraire de la bruyante agitation citadine encore en deçà du déversoirs officiel des touristes. C'est même bien trop vite que nous arrivons au centre de vente des billets du site et poursuivons la montée dans une foule cosmopolite. De l'Acropole d'Athènes, un chantier de Titans au premier abord, la vue sur la mégalopole d'Athènes est impressionnante. Nous parvenons pourtant à nous extraire quelques rares instants du courant principal des touristes et nous imprégner de quelques images intemporelles propres aux lieus chargés d'histoire.
Nous prenons la direction du nouveau musée national archéologique d'Athènes, des architectes Bernard Tschumi et Michael Photiadis, par les beaucoup plus calmes Odéon d'Hérodote Atticus et Théâtre de Dionysos.
Nous ne passerons pas le portique de sécurité : même caché dans son sac, l'entrée est fermement refusée à notre molosse d'à peine 2 kilos.
Nous ressentons bien quelques relents du conflit qui oppose ces employés du ministère de la Culture au gouvernement grec et son concept de lutte.
Nous nous abstenons d'insister, préférant repartir à la découverte de ce qui nous charme vraiment en Grèce : une certaine quiétude et la douceur de vie qui s'en dégage malgré toutes les difficultés qui l'assaillent.
Nous nous dirigeons vers notre véhicule en flânant parmi les artisans aux couleurs Flower Power installés au bas du parc Thissio. Il est toujours là, juste devant un véhicule de police, nous allons rejoindre le Pirée. La petite remarque des morceaux de verre sur le trottoir et l'évidence s'impose : il y a un petit problème... Elle rejoindra le reste de la petite famille, restée bien en retrait, catastrophée et en pleur. Le couple de policiers, aux allures de gravures de mode, grand ténébreux et blonde accorte, nous explique fort gentiment, qu'ils gardent le véhicule depuis plus d'une heure en attendant leurs collègues de la police station of Achropolis. Ils rappellent leurs homologues en nous expliquant certaines spécificités de ce quartier d'Athènes, pour le moins pas évidente, et refusent de nous laisser seuls dans l'attente des hommes chargés du constat. Notre assurance avertie pour le bon ordre des choses et, sans doute beaucoup, pour entendre des paroles rassurantes dans notre idiome, ETI appelé au secours, nous en sommes au constat. Nous convenons de faire demander le rapport par notre assurance, si elle le juge bon dans les 90 jours, plutôt que de prendre le risque d'arriver en retard au Pirée avant des poignées de mains agrémentées d'encouragements et de considérations philosophiques (les lieux s'y prêtent).
La descente au Pirée est un peu moins délicate que prévue.
Elle est mise à profit à relativiser ce petit aléa de voyage et à consoler la plus touchée.
La porte de Kantharos affectée au quai vers la Crète fermée, nous entrons par une autre, presque dérobée, et rejoignons avec fantaisie, mais facilement, le Festos Palace où nous pouvons immédiatement embarquer alors que le jour s'éteint.
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