|
Héraklion-Kato Zakros, environ 175 km, comptez bien 3 heures et demie de route.
AGIOS NIKOLAOS, NORD DE LA CRETE SITIA, CONFINS SUD-EST DE L'E75
KATO ZAKROS, A L'EST DE LA CRETE
ETI EUROPE, ASSISTANCE DE VOYAGE DE DELPHES AU PIREE PAR PLAKA UNE JOURNEE A KATO ZAKROS |
Débarquement prévu vers 05:00, à 04:00 les premiers se lèvent, prêt à répondre à l'appelle à rejoindre les véhicules toujours lancé bien avant l'ouverture des portes. Sur le pont supérieur, nous constatons que la sensation de roulis ressentie n'était pas une vue de l'esprit : la lune paraît haut dans le ciel, au-dessus du bastingage, pour descendre de plus en plus vite, ralentir et remonter au même rythme. Le Festos Palace, 214 mètres de long et 6'700 tonnes de port en lourd, roule, cap sur de rares lumières lointaines. Arrivés au bar, déguisé en dortoir au cours de la nuit, nous apprenons que le ferry a prit une heure et demie de retard à affronter une mer hivernale. Le temps va s'écouler tranquillement, et la mer mollir, à l'approche de la côte crétoise, du port d'Héraklion.
C'est aux toutes premières lueurs de l'aube que nous touchons terre.
La route est détrempée et il tombe quelques gouttes.
Les lieux nous sont presque familiers, très vite nous longeons l'aéroport et prenons l'autoroute en direction de Malia en évitant soigneusement les flaques d'eau et les dépassements dans les endroits par trop mouillés ; l'absence de vitre passager se fait aqueusement et froidement ressentir.
L'horizon Est semble beaucoup plus clément et nous roulons plein d'optimisme dans sa direction.
Passé Neapoli, il est temps de s'arrêter et de reprendre contact avec la centrale d'assistance du leader suisse de l'assistance voyage, comme convenu.
La première impression est mitigée ; on vous rappelle.
Arrivé au parking du port d'Agios Nicolaos, encore non gardé, nous garons notre véhicule, chargé de ses bagages, au plus près du guichet.
Il est un peu plus de 08:00 et nous sommes confortablement installés au soleil de la première terrasse qui surplombe la plage Ammos, le parking et le port.
L'agréable petit déjeuner fort gentiement servit fait le bonheur de tous : on se sent bien et on apprécie la quiétude du moment.
Les magasins ouverts, nous nous rendons directement chez mami qui nous accueille comme ses enfants, à son habitude.
Il ne lui reste qu'une petite dizaine de jours avant la fermeture définitive de son magasin :
ses prix déjà bas sont encore démarqués et ceux qui nous serons appliqués encore en-dessous, sans parler des nombreux articles offerts.
Les embrassades sont chaleureuses et la promesse d'honorer son invitation à passer quelques jours à Héraklion doit être réitérée.
Le bain de foule pris, dès la rive Sud du golfe de Mirambélo, nous replongeons dans la Crète que nous aimons rencontrer : calme et chaleureuse. La route serpente entre bord de mer et montagne, de hameau en hameau, déserte. Le paysage exhale des parfums de vacances de tous ses ports. Nous ne manquons pas d'apprécier ces magnifiques images avant de parvenir aux confins de l'E75. Juste avant Sitia, quelques kilomètres de superbe autoroute, toujours parfaitement déserte, ont été construits, nous les empruntons, une fois de plus à se demander leur utilité. A la sortie de Sitia l'assistance ETI nous appelle, troisième contact de la journée et nous n'avançons pas d'un iota à la résolution du problème. A l'approche d'Agia Fotia, si on allait manger un petit quelque chose à la Tavern Neromylos ? L'idée de s'attabler sur une terrasse qui surplombe le golfe de Sitia, devant un vieux moulin à eau, la taverne elle-même, enthousiasme tout le monde. Nous quittons la route principale à monter vers l'Ouest du village. C'est très vite que le coeur se serre : il ne reste que la naissance de la terrasse accrochée au bord de la route. Le moulin semble avoir brûlé. C'était il y a peu que nous avions passé de délicieux instants en ces lieux, choyés par les sympathiques jeunes tenanciers si fiers de leur bébé. En espérant que ce n'est qu'une vente à un projet immobilier, un déménagement, voir un accident et pas un refus à régler une quelconque assurance des citrons, nous repartons vers notre but, l'appétit coupé. A Anoulkas, le bord de mer barré par l'une de ses réalisations aux allures de parc d'attraction qui me laisse pantois, nous prenons la direction de Palaikastro. Très vite la route se fait sinueuse et étroite entre végétation méditerranéenne, plus ou moins rare, et chaos calcaires dans un paysage pratiquement désert. On se prend à croire être au début des années 70, quelque part dans le Sud. Le parcours vers Zakros, propre à dissuader les plus pressés, la sélection sans pitié à une certaine idée du dépaysement, est fort agréable sous le soleil et dans la douceur ambiante. Zakros passé, quelques kilomètres de plateau et c'est la plongée vers la mer.
Arrivé à Zakros du bas, Kato Zakros, à l'Akrogiali, au bout de la mer, l'accueil de Nikos Perakis est aussi surpris que chaleureux : nous lui avions pourtant promis de revenir, en famille, fin octobre. Les petits détails d'intendance sont vite réglés : ses meilleurs chambres sont pour nous (Nikos ne gère que des meilleurs chambres avec une bonne humeur qui vaut à elle seule le déplacement). Nikos va encore s'activer à protéger efficacement notre voiture d'éventuels excès du vent ou d'une possible ondée nocturne, juste avant d'ordonner une fête à la cuisine grecque. La fin de l'après-midi est vouée à la détente absolue, chacun selon ses goûts, dans cet îlot de verdure en bord de mer, au bout du monde. La soirée sera parfaitement délicieuse, entre les plats de Tania Perakis, l'humour de Nikos, et le service souriant et attentif de Giorgio. Ils ne seront pas avars de tournées de raki et nous trinqueront abondement. Nous sommes bien, si loin, dans l'un de ses rares endroits où le visiteur devient parfaitement inaccessible au moindre de ses soucis.
|
|
|
|
|