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Vevey-Ancône, un peu plus de 700 km par le Simplon, comptez 9 heures de route.
Il pleut sur Rimini, l'un de ses petits bijou des copains et amis du Beau Lac de Bâle, qui savent mettre en musique la Suisse romande et une époque comme personne.
ANCONE, MARCHES, ITALIE
CRUISE OLYMPIA, PALERME, GRIMALDI
D'IGOUMENITSA AUX METEORES |
Il était prévu de partir au coeur de la nuit mais passé 20:30, personne ne dort, personne n'a envie de dormir et tout est prêt ; autant se mettre en route... Une dernière hésitation se trouve ainsi réglée : ce sera le Simplon plutôt que le Grand-Saint-Bernard ; une cinquantaine de kilomètres et près de 40 Euros de péages en moins (deux heures de parcours en plus quand-même ; il n'y a pas de miracle...) Peu après 23:00 nous entrons en Italie, sorti du brouillard épais qui a égaillé le versant sud du col du Simplon. Peu après minuit, les enfants et le chien dorment à poings fermés, l'état de la route est bon et la circulation fluide. Il est l'heure de la première surprise sympathique du voyage : la chaîne Autogrill offre le café aux usagers des autoroutes italiennes qui s'y arrêtent entre minuit et cinq heures du matin. Excellent café bien venu avec un Panini juste avant de se trouver subitement pris dans un bouchon compacte à l'entrée du contournement de Milan. La circulation passe de six voies à une et le Milanais semble affectionner la conduite nocturne.
C'est peu après Bologne que la pluie se met doucement de la partie et après un dernier arrêt, passé Forli, Il pleut sur Rimini des copains et amis du Beau lac de Bâle tourne en boucle dans une bonne ambiance de rigolade.
Remontés vers le centre d'Ancône, nous déjeunons dans un petit bar sympathique à l'angle Sud-ouest de la piazza Sandro Pertini, au début de la via San Martino. La pluie a cessé mais le temps reste très couvert et plutôt frais. Ce samedi matin est jour de marché et nous visitons les rues piétonnes, plus exactement semi-piétonnes, du centre ville. Si la majorité des magasins est composée de grandes enseignes, ils gardent néanmoins une petite touche italienne (à des prix londoniens). Les échoppes alimentaires, comme le Mercato delle Erbe, les anciennes halles du marché publique, sont eux beaucoup plus azzurri, des étalages les plus chics, il y en a, à ceux les plus parfumés terroir ; le ravissement est de mise en cette matinée où les anconitani préparent leur week-end. Si quelques restaurants semblent pour le moins engageants, particulièrement un restaurant-traiteur du Corso Giuseppe Mazzini, une vrai merveille de choix et de présentation des produits, la fatigue et le temps à disposition ont sapés les derniers risques du péché de gourmandise. Nous nous replions vers notre bar du matin où diverses pâtes du meilleur goût nous sont proposées. Le repas apprécié dans une ambiance chaleureuse gagnée par la somnolence de chacun, la nuit a été longue, il est décidé de gagner le quai même si l'après-midi n'est guerre avancé.
Le Cruise Olympia, le ferry pour la Grèce du groupe Minoan Lines, n'est pas encore à quai à notre arrivée dans le port d'Ancône. Camions, remorques, camping cars et autres véhicules sont pourtant déjà helvétiquement alignés selon leur destination finale, Igoumenitsa ou Patras, et d'autres critères plus abscons. Une dernière mise en place des sacs prévus pour la nuit est organisée avant une petite sieste bienvenue dans l'attente du bateau. Ceux qui ont un peu dormi pendant la nuit assistent à l'arrivée et aux manoeuvres d'amarrage de l'impressionnante cathédrale de métal qui nous emmènera bientôt vers le nome Thesprotie, de la périphérie Epire, au Nord-ouest de la Grèce. Il est un peu plus de 15:00 quand, le bateau déchargé de ses rares véhicules et passagers de mi-octobre, le chargement des véhicules commence dans une ambiance latine animée. Très rapidement nous prenons possession de notre petite cabine intérieure. Le temps d'une première visite du bâtiment et d'un rafraîchissement au bar extérieur du pont supérieur et peu après 16:30, quelques minutes en retard sur l'horaire, le Cruise Olympia largue ses amarres et se dirige lentement vers la sortie du port d'Ancône. La vue sur la vielle ville d'Ancône est majestueuse, il est difficile depuis le port d'imaginer que ce qui semble être une charmante petite ville s'étend bien au-delà de la colline qui barre l'horizon et compte tout de même plus de 100'000 habitants. Nous voilà bien vite en mer cap sur les rivages helléniques. Lecture, sieste, ballade dans et sur le pont supérieur de cet impressionnant navire, à mille lieues de mes déjà lointains souvenirs de ferry pour le moins plus spartiate, occupent agréablement la fin d'après-midi, jusqu'à l'ouverture du restaurant où nous avons choisi de dîner. Le premier repas aux parfums grecs, et aux portions pantagruéliques, se déroule dans un calme olympien et un confort cossu. La mer est calme et le Cruise Olympia trace sa route dans l'Adriatique à plus de 27 noeuds, sous un ciel noir où quelques étoiles commencent à apparaître entre les nuages. Nous ne tarderons pas à regagner notre cabine et à s'endormir plus vite qu'il ne le faut pour l'écrire ; la journée a été longue |
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