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Baie de Kato Zakros, nome Lassithi, Crète KATO ZAKROS, A L'EST DE LA CRETE
PALAIS MINOEN DE ZAKROS
LA TAVERNE AKROGIALI, KATO ZAKROS
D'HERAKLION A KATO ZAKROS SUR LA ROUTE DE MATALA |
Il est encore tôt à l'heure d'une petite balade au nord de Kato Zakros.
Elle a quelque chose d'absolument merveilleux que vous pouvez peut-être partager...
Il est l'heure de prendre le petit déjeuner à la terrasse de l'Akrogiali. Le soleil est encore bas sur l'horizon à une petite dizaine de jours de la fin de la saison 2010. La température est très agréable. Le yaourt au miel, le pain grillé, le jus d'orange frais et le café ou le thé s'en trouvent ainsi agrémentés d'une saveur particulière. Il est déjà 08:30 quand nous nous mettons en marche à parcourir les quelques 200 mètres qui nous séparent du site archéologique du Palais minoen de Zakros, déjà ouvert depuis une bonne demie heure. Il est vrai que la dénomination palais a peut-être été vite accordée à cette découverte, à la lisière du hameau de Kato Zakros, en 1962. A Zakros on est loin des vestiges du Cnossos d' Arthur Evans, du quartier Mu de Malia ou de la citadelle naturelle de la plaine de Messara et sa couronne, Phaistos. Le palais de Zakros est pourtant fort intéressant et, merveille des merveilles, vous le visiterez, en début ou en fin de journée, qu'avec les gens que vous avez personnellement choisis à vous accompagner. La visite est déjà prétexte à quelques perfectionnements à l'anglais, le dépliant distribué à l'entrée n'étant qu'en grec et en anglais, cet espéranto moderne de plus en plus indispensable. Elle se poursuit dans la bonne humeur à disserter sur un aspect ou un autre de la présentation officiel qui apparaît comme parfois quelque peu hasardeuse ou, pour le moins, légèrement divergente des dernières hypothèses et démonstrations élaborées autour de la passionnante épopée minoenne. On peu apprendre en s'amusant et il serait vraiment dommage de s'en priver. La visite se terminera par la, pour le moins étonnante, découverte d'une Trachemys scripta elegans, une tortue de Floride sans doute en vacances à Kato Zakros, en Crète, dans ce qui fût peut-être une citerne propre à alimenter un bain lustral, inondée par la pluie des jours précédents.
Une promenade plus tard, il est largement temps de passer à l'apéritif anisé parfaitement incontournable sous ses latitudes. La quiétude locale ne tardera pas à être distraite par quelques échappés d'un convoi all incluse. Ils ne manqueront pas de s'installer au plus près de la meilleure table et nous ne perdrons rien des tribulations du jeune et très soignés Charles-Edouard, comme seul lui-même sait les narrer. Des banlieues chics de Paris, aux piscines de Saint Barth, de ses contacts avec les requins ou le métayer breton de la dernière acquisition familiale, il n'était humainement pas possible de perdre le moindre détail de ces passionnantes aventures, juste brièvement interrompues par l'irruption intempestive d'une araignée mangeuse d'homme d'au moins 5 mm. La joyeuse cohorte rappelée à des occupations moins oisives, plus culturelles, nous déjeunerons en manquant de peu, à plusieurs reprises, de s'étrangler de rire à se remémorer le si délicieux Charles-Edouard. L'après-midi se déroulera à de folles entreprises de génie civil sur la plage pour la plus jeune, à raffiner avec soin son hâle d'automne ou à de passionnantes lectures entrecoupées d'une sieste consciencieuse pour d'autres. A l'heure d'aller se restaurer avec plaisir à la terrasse de l'Akrogiali, quelques nuages laissent déjà à présager que les précautions, propres à nous éviter des désagréments automobilistiques, prises la veille par Nicos, pourraient bien se révéler des plus utiles. Giorgio semble avoir été fort touché de la remise de tirages des photos prises la veille en sa compagnie et il ne cache pas une sincère tristesse à apprendre notre départ le lendemain matin bien avant son arrivée. Le repas est parfait, comme d'habitude, et la bonne humeur de mise : la soirée ne fait que commencer. Après quelques rakis à la bonne poursuite de notre voyage et à notre prochaine rencontre en 2011, nous partons pour une dernière forte agréable ballade vers le peu trépidant Kato Zakros by night.
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