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Igoumenitsa-Kalambaka, environ 190 km, comptez au moins 3 heures de route.
LAC IOANNINA, GROTTE PERAMA METSOVO, KATARA, REGION DE SKI KASTRAKI, VISITE DES METEORES
EMBARQUEMENT A ANCONE DE KASTRAKI, KALAMBAKA, A DELPHES |
Les premières lueurs de l'aube éclairent encore discrètement l'horizon des eaux grecques et albanaises pour les premiers sur le pont (soutien à l'AVS oblige). Boissons chaudes et viennoiseries sont au menu avant de s'émerveiller des derniers milles en mer Ionienne, entre Corfou et l'Albanie, l'approche du port naturel d'Igoumenitsa. Les conducteurs débarquant à Igoumenitsa, escale technique sur la route de Patras, sont bien vite appelés à rejoindre leurs véhicules. Nous présentons déjà que la manoeuvre sera pour le moins latine... L'attente est relativement longue dans le bruit des moteurs, entourés des premières manoeuvres à la recherche de la meilleure position à débarquer très vite. C'est à l'heure exacte, 09:30, à quelques minutes près, que les portes du ferry s'abattent sur le quai et que le capharnaüm se transforme en débarquement de combat. Chacun se précipite, en ligne plus ou moins droite, vers le poste de douane vite franchi. Quelques mètres de joyeux entrecroisements acrobatiques précèdent encore l'embranchement tout proche de l'autoroute vers l'Est et la route vers le Sud ; tout se passe bien et l'impression d'une bonne chose de faite nous comble immédiatement et nous pénétrons l'Epire sous un ciel très nuageux.
L'autoroute, libre de péages, est belle et déserte. Nous décidons néanmoins de la quitter afin de contourner le lac Ioannina est d'y faire un petit arrêt, au Sud de la grotte Pérama que nous renonçons à visiter, pour cette fois, après en avoir mesuré l'afflux touristique. Nous reprenons une route toujours aussi déserte, dans de superbes paysages de montagne boisée, vers Metsovo et le col de Katara. Au début des premières rampes, après une brève hésitation, nous ravitaillons le véhicule se qui se révélera une excellente idée vu la rareté des points de distribution dans cette région peu peuplée, jusqu'à Kalambaka. C'est peu avant le plus haut col routier de Grèce, le col de Katara à 1'960 mètres d'altitude, que nous apercevons quelques cabanons de clubs de ski qui provoquent un arrêt quelque peu brutal et goguenard. Au Profitis Ilias, centre de la région de ski de la municipalité de Metsovo, règne une chaleureuse ambiance de station de ski des temps, passés, de rude terroir aux parfums grecs. C'est dans la douce chaleur de la cheminée allumée que nous prendrons un agréable repas à la fortune du pot en goûtant avec gourmandise au dépaysement ambiant. Quelques kilomètres plus loin nous franchissons l'exotique col de Katara, il est près de 14:00. Nous sommes sur la frontière entre l'Epire et la Thessalie et allons commencer la longue descente vers Kalambaka. La circulation devient un peu moins solitaire dans les derniers lacets du col, peu avant que les paysages se modifient à nous annoncer la proximité des Météores. Tout le monde est mis à l'oeuvre à déchiffrer les panneaux routiers à la recherche de Kastraki, légèrement au dessus et à l'écart de Kalambaka, sur la route est vers les Météores. Tout en haut du village de Kastraki, pratiquement au sommet d'une rampe aussi étroite que vertigineuse, on découvre l'accort hôtel Adrachti aux aspects de monastère espagnol. Il est malheureusement complet pour la nuit prochaine. Ceci n'empêche pas d'être chaleureusement convié à visiter l'établissement avant la remise de bonbons aux enfants et d'une liste des hôtels du village accompagnée de conseils et de mots forts rassurants quand aux perspectives de passer une excellente nuit dans ce petit village charmant bien que voué corps et âme au tourisme mais à un tourisme culturel et religieux plus qu'industriel. Notre visite à l'avenant petit hôtel Tsikeli et son accueil très grec, fort gentil, calme et discret, ne manquera pas de nous séduire. Le prix demandé et les services proposés nous confirme que nous sommes désormais sur une autre planète, toute de douceurs. C'est bien vite que nous y déposons quelques bagages avant de prendre la route à la visite des Météores.
Le premier monastère que l'on rencontre en sortant de Kastraki est le monastère Saint-Nicolas Anapafsas entouré des ruines des monastères du Précurseur, d'Aghia Moni du Pantocrator et de la chapelle de Panagia de Doupiani.
C'est le plus petit des cinq monastères encore occupés et il l'est par des nonnes.
Nous constaterons là qu'il est toujours interdit aux femmes de visiter ces monastères en pantalon mais que les lourdes couvertures ont été remplacées par de légers tabliers aux imprimés fantaisie.
La visite de son très sombre petit Catholicon décoré de la main du crétois Théophane est incontournable et l'expression de douce quiétude de ses peintures ne manque pas de pénétrer le visiteur.
Les charmants tenanciers de l'hôtel Tsikeli nous conseillent volontiers les deux petites tavernes sises à quelque pas pour un dîner agréable. Attablés à la terrasse de la première, sur notre chemin, nous pourrons assister à la grillade des viandes que nous ne tarderons pas à déguster après quelques mézès. La soirée est déjà un peu fraîche mais le repas sera fort agréable et chaleureux. |
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